ART

Mes oeuvres explorent la richesse de la diversité linguistique.

Il existe, sur Terre, une quarantaine d’alphabets, plus de sept mille langues, des milliers de dialectes. Nous communiquons tous les jours sans vraiment avoir conscience de cet outil et de sa nature profonde.

Dans notre société, le langage est un pont vers l’autre, quand nous échangeons et partageons les uns avec les autres. Les langues ont toutes une musicalité et une poésie propres. Les alphabets sont des œuvres graphiques ignorées. Avez-vous pris le temps de contempler la richesse esthétique et graphique d’une simple lettre ?

Mais qui perçoit encore la beauté d’un mot et s’intéresse à son étymologie à l’heure où nous sommes, sans cesse envahis par un trop-plein d’informations et de messages publicitaires ?

Nous vivons dans l’héritage du mythe de la Tour de Babel. Cet épisode de la Genèse où le roi Nemrod défie Dieu et les Elohim en bâtissant une tour pour les atteindre et se hisser au même rang qu’eux. À cette époque, tous les Hommes parlaient la langue adamique. Cette langue primordiale et unique a-t-elle vraiment existé ? Je ne le pense pas. Pour moi, elle est un symbole de la connexion à l’Un et à l’Âme Universelle, dont nous sommes l’un des fragments.

Dans mon travail, je pars de la fantastique richesse de la diversité, de cette division originelle qu’est le langage. Ses aspects positifs et négatifs s’effacent pour retourner à l’Unité que l’art peut apporter. Je suis intimement convaincu que l’art est l’un des plus puissants moyens dont dispose l’humanité pour s’améliorer et grandir intérieurement. Si nous voulons guérir notre monde, nous devons nous guérir nous-mêmes. L’art est l’un des chemins qui le permet. D’un point de vue philosophique, je me sens ainsi très proche de Kandinsky : ma pratique est profondément spirituelle et ésotérique.

J’ai exploré des matériaux qui faisaient sens avec mon travail d’artiste peintre et ma recherche plastique. Mes précédentes œuvres étant composées de fleurs fraiches, de perles de verre, de feuilles d’or, de cuivre ou d’argent, j’ai aujourd’hui décidé d’intégrer des techniques digitales et des méthodes de fabrication industrielle pour créer des œuvres uniques et redonner du sens à ma matière première, qui est le langage, dont nos sociétés négligent la richesse et l’importance.

Le format de mes oeuvres m’a été inspiré par la philosophie hindouiste. Les yantras et les mandalas, représentations picturales et symboliques des divinités, ne s’inscrivent pour des raisons ésotériques que dans cette forme carrée. J’ai décidé d’appliquer ce principe à l’ensemble de mon travail.

Gabriel Kishan

INFLUENCES

Mes influences voyagent entre le sacré et le profane.

Mes oeuvres prennent corps dans la géométrie ésotérique des mandalas de l’hindouisme et du bouddhisme. Elles rentrent en écho avec la philosophie des anciennes calligraphies asiatiques et arabes. Elles prennent chair dans l’aluminium or et argent comme d’anciennes enluminures. La lumière se projette sur le métal et révèle des aspects inédits selon les moments de la journée. La distance ou la proximité dévoile l’oeuvre dans sa globalité ou dans l’intimité de sa construction lettre à lettre.

Pourtant, je suis ancré dans le présent et dans la société actuelle.

Ma pratique a une filiation directe avec le Street Art. Le graffiti est passé des murs à la toile en préservant son instinct et sa sincérité. Je me suis approprié son essence poétique et sa recherche de forme grâce aux logiciels de dessins et aux nouvelles techniques d’impression.

Ces influences se lient, se teintent, se nourrissent les unes des autres. Ce sont deux mondes qui s’unissent pour n’en faire plus qu’un.

TOUTES LES ŒUVRES SONT DISPONIBLES SUR ARTMAJEUR

EXPLORER

RECONNAISSANCE

Festival d'Art Sacré de Senlis

21/04/2019 – 28/04/2019

Exposition collective, thématique : « Le Chant de la Terre aux étoiles »

Galerie Metanoia

21/12/2018 – 09/01/2019

Exposition collective, thématique : « L’Arbre de Vie »

Festival d'Art Sacré 2019 - Excellent Award

Modern Art Energy - Tokyo, Japon

Prix decerné durant le Festival d'Art Sacré de Senlis le 27 avril 2019