BIO

Le chemin de Gabriel commence dans l’Est de la France : le froid, les forêts et la neige,la beauté du silence méditatif des Vosges.
Enfant, il aime déjà inventer des histoires et peindre. Des prédispositions sont là, son rêve est de faire les Beaux-Arts. Il perd son père l’année du baccalauréat. Sa mère lui impose les concours administratifs et la faculté de droit.


Il réussit le premier concours d’entrée à une école de marketing et de publicité, et emménage à Paris. Il y suit une spécialisation en communication visuelle. Ce n’est pas les Beaux-Arts, mais c’est déjà ça. Le cursus se passe mal. Gabriel ne peut plus tenir un crayon ou un pinceau sans trembler. Il se tourne alors vers de nouvelles études : le cinéma et l’écriture de scénario.
Gabriel côtoie tour à tour des univers très différents après cela : outre la publicité et l’audiovisuel, il évolue dans les secteurs du luxe, de l’immobilier et de la musique.


Puis, emporté par un appel intérieur, Gabriel parcourt le monde. Le voyage est la meilleure introspection. L’Australie réchauffe son coeur. Les Fidji ouvrent leurs portes sur le Mystère. La Corée lui rappelle de furtifs souvenirs d’un ancien temps. Et surtout, il y a l’Inde, sa maison de coeur, monde des dieux, terre éternelle d’une autre famille et d’autres racines. Il se remet à dessiner et à peindre parfois.


L’Inde est une inspiration perpétuelle, et c’est par elle qu’il va trouver un nouveau souffle créatif. Après avoir publié deux livres dédiés à la philosophie hindouiste, et face à la frustration de l’écriture, qui reste un procédé lent et parfois douloureux, il décide de se remettre intensivement à la création graphique.


Un dessin ou une peinture, contrairement à un texte écrit (romans ou scénarios) a la particularité d’exister par lui-même et sans l’approbation d’une force extérieure. Il y a naissance d’une oeuvre dès qu’elle est achevée, et non pas des mois ou des années plus tard. C’est très épanouissant pour un artiste, car il peut immédiatement la partager avec les autres. Cette démarche devenait essentielle voire vitale pour Gabriel.


En contemplant les mantras – les formules sacrées dédiées chacune à une divinité – Gabriel prend conscience de la beauté des lettres. Il a l’inspiration de les travailler comme une matière première. Naissent très rapidement de nombreux dessins vectoriels basés sur le sanskrit et l’alphabet dévanagari. Gabriel décide ensuite d’étendre ce procédé créatif à l’ensemble des langages et des alphabets du monde, lui offrant un terrain de jeu immense à explorer.